• Le XHTML 2 est enfin mort


XHTML 2 aurait du être une évolution conséquente pour les langages de balisages destinés au Web. C’était la promesse du W3C jusqu’à ce qu’il soit annoncé le 2 juillet 2009 que les crédits accordés à son groupe de travail ne seraient pas renouvelés pour 2010. XHTML 2 avait été annoncé avant HTML 4 et devait normalement prendre la succession de HTML 3.x, qui ne permettait pas de définir un style à associer aux balises structurantes que sont <p></p>, <h1></h1>, etc.

XHTML 2 aurait permis de résoudre un grand nombre de problèmes propres à HTML, après avoir suivi son chemin pendant près de 8 ans voilà que le groupe de travail est maintenant devant une impasse. XHTML 2 était basé sur de l’XML et non sur du SGML comme HTML 3.x, une structure modulaire et l’utilisation des namespaces depuis XHTML 1.1 par exemple.

Des standards précis étaient définis pour XFrames et XForms également…
Un autre but était d’arriver à un web sémantique, avec l’utilisation systématique de DTD et l’intégration de SVG, MathML… Des améliorations pour les liens et les URL.

Malgré de nombreuses évolutions, comme l’intégration simplifiée de médias (images / vidéos), une meilleure gestion des framesets… Une refonte totale des standards des années 90 et l’enthousiasme du groupe de travail en 2002.

Les éditeurs de navigateurs Web ont beaucoup critiqué les documents de travail, incompatibles avec les autres versions de (X)HTML et d’après eux rendaient un moteur de rendu difficile à implémenter.

Ces mêmes éditeurs se trouvaient sous-représentés dans le groupe de travail, à tel point que les employés de Mozilla, Opera, Google et Apple ont fondé en 2004 le WHATWG (« Web Hypertext Application Technology Working Group ») visant à maintenir et faire évoluer l’HTML, au détriment de XHTML 2 donc.

En 2006, le fondateur du W3C Tim Berners-Lee a mis une priorité à intégrer le WHATWG au sein du W3C en tant que groupe de travail sur une future version du HTML pour mettre au point les spécifications d’un futur standard : (X)HTML 5, déjà en partie pris en charge par les navigateurs les plus récents. Les architectes du groupe de travail XHTML 2 ont été affectés au groupe de travail HTML nouvellement créé.

La compétition pour devenir le nouveau langage de balisage

Le HTML 5 et le XHTML 2 se font concurrence pour remplacer le HTML 4 et le XHML 1. Même à ce stade avancé, certains vendeurs de navigateur Web ont signalé leur préférence pour l'une ou l'autre spécification. En raison de la rapidité des discussions, tenues à huis clos, ce débat commence à polariser la communauté des défenseurs des normes Web. Au fur et à mesure que progressent les deux spécifications, des parties prenantes investiront plus d'argent dans le développement et la mise en vente de leur spécification préférée, et tous les ingrédients seront réunis pour provoquer alors une guerre des normes.

Le X/HTML 5 perpétue les faiblesses du HTML 4 et du XTHML 1

Puisque la spécification XHTML 5 doit assurer la rétro-compatibilité, une régression du XHTML 2 en fait selon Tim BERNERS LEE elle doit inévitablement perpétuer beaucoup de faiblesses retrouvées dans le HTML 4 et le XHTML 1.

Ce ne sont pas les spécifications qui devraient chercher à être rétro-compatibles, mais plutôt les agents-utilisateurs(Navigateurs), en supportant plusieurs spécifications à la fois. C'est super cool comme marche arrière !

Perpétuer les faiblesses du HTML 4 et du XHTML 1, telles les titres numérotes, et les éléments i, b, small, iframe et font.

Quoi, l'élément <FONT> a été retenu ?
Oui, l'élément <FONT> a été retenu dans le X/HTML 5 lorsqu'il s'agit du contenu qui a été généré par un éditeur WYSIWYG comme PAGEDITOR PRO par exemple.

Un processus trop précipité

Le X/HTML 5 est une réaction provoquée par le peu de progrès fait par le W3C dans sa recherche d'un successeur au HTML 4 et au XHTML 1. Par conséquent, le processus de développement du XHTML 5 semble précipité, la spécification elle même donne l'impression d'être tombée du ciel et semble être le produit d'un programme de développement accéléré "Parts de marché oblige" !

Même des parties prenantes estiment que l'horaire ainsi que les étapes jalons prévues pour le développement de la spécification sont tout à fait irréalistes.

Et pourtant que lit-on dans la presse ou sur les blogs de nos jours sur IE8 ?
Ce navigateur ne supporte pas HTML5. J’ai envie de répondre, mais quel navigateur supporte le HTML5 ?

Firefox, Safari, Opera ? Même dans leur version de développement ne supportent pas complètement le HTML5 alors pourquoi IE8 devrait être l’exception ?

Oui IE8 ne supporte pas les balises canvas et les nouvelles balises media (video et audio) et c'est normal puisqu'elles existent déjà !

La preuve MICROSOFT® lui même n'a pas intégré dans IE8 les spécifications du HTML5. Il a déjà depuis 1998 intégré les langages dit Multimédia (DHTML - TDC - VML - HTML+TIME - CSS - silverlight) nécessaires à l'évolution du web 3.0.

Ils leur suffisaient d'attendre un essouflement des maîtres penseurs du W3C, inconditionnels du tout XML et des syntaxes autoritaires qui a rendu finalement inaccessible la simple création d"une page web pour des néophytes.

Seul Tim BERNERS LEE avait reconnu à l'époque son propre échec d'aller dans cette nouvelle voie
[ Lire : le XHTML est un échec ].

Alors maintenant, "qui qu'on fait" ?

C'est simple il suffit de répondre à quelques questions essentielles pour faire des sites web simplement :

  • comment faire un titre dans une page web [ lien ]
  • comment faire un texte formaté : en taille, couleur, style, justification, aléinéas, exposant... [ lien ]
  • comment faire un simple trait vertical ou horizontal (largeur, longueur, couleur, dégradé) [ lien ]
  • comment faire une photo : avec des effets de cadrage, de rendu d'opacité en PNG -JPG - GIF
    et de dessin en vectoriel [ lien ]
  • comment faire un tableau dynamique en mode asynchrone : type BDD AJAX
    sans rechargement de la page web [ lien ]
  • comment faire du Multimédia : animation vectorielle - audio - vidéo) sans Flash
    ou autre FrameWorks très lourd en javascript [ lien ]
  • comment faire un cartographie vectorielle connectée à une API GOOGLE Maps [ lien ]
  • comment faire un formulaire de contact mail modifiable à souhait
  • comment faire réaliser un bon référencement dans GOOGLE et autres moteurs
  • comment faire un bon suivi des statistiques de son site via GOOGLE Analytics
  • Enfin, comment faire tout cela en ligne simplement avec une application WYSIWYG sous IE8
    sans feuille de style CSS externe.

La réponse en vidéo avec PAGEDITOR PRO V8 ci-dessous !




• Le fonctionnement du W3C

Les préconisations des minorités Open Source...

Initiateur des évolutions XML, XHTML, CSS, SVG et bien d'autres encore, le World Wide Web Consortium régit les technologies du Web. Présentation de son organisation et de ses processus. 

21 Juin 2005 Fondé en 1994 par Tim Berners-Lee, le W3C est la culmination du travail de son fondateur dans le cadre de l'accessibilité du réseau par tous. Déjà créateur du premier navigateur et du premier serveur Web, Berners-Lee a mis en place le consortium dans l'objectif d'établir des standards afin de "mener le Web à son plein potentiel" et "assurer sa croissance à long terme".

Pour ce faire, le W3C publie de nombreux documents techniques - appelés "Recommandations". Ceux-ci sont rédigés par un représentant de chaque entreprise intéressée dans la création d'une spécification précise, validés par les membres du W3C et ses partenaires pour s'assurer d'une compatibilité entre les différents documents, et publiés dans le domaine public pour que les implémentations voient le jour sur le plus grand nombre de plates-formes possible.

Les membres
Le W3C est avant tout un forum d'idées. Par ses nombreuses mailing-listes et ses relations avec les principales entreprises technologiques, le consortium offre un endroit où échanger les points de vue. Ces échanges sont ensuite normalisés dans des notes techniques sur une technologie, et peuvent évoluer, selon le besoin, vers une nouvelle recommandation, ou une mise à jour d'une recommandation.

Les membres du W3C sont les entreprises qui participent au développement de documents, mais également les laboratoires de recherche ou même les gouvernements interessés par l'évolution du Web. A l'heure actuelle, il y a plus de 380 membres, parmi lesquels Microsoft, AOL, France Télécom, Sun... Un membre ne peut avoir plus d'un représentant au sein du W3C.

Evolution d'un document
Des notes techniques sont proposées à l'occasion de sessions de travail, ou simplement proposées directement par des membres (comme le récent WebForms 2.0 du WHAT WG). L'évolution du document suit ensuite une série de validations, d'appels à relecture et de modifications qui, à terme, doivent mener à une première recommandation - dans le meilleur des cas. L'ensemble du processus peut durer plusieurs années.

Le W3C définit 5 étapes de progression/maturation pour un document :

1) Première version de travail (Working Draft)
Cette première version est destinée à lancer les travaux, et à éveiller l'intérêt de la communauté et du public.

2) L'annonce de dernier appel (Last Call)
Dès que l'équipe travaillant sur le document estime avoir rempli les objectifs de celui-ci, et que les autres groupes ont pris le temps de le parcourir afin de s'assurer qu'il est apte à se développer de manière interopérable, celui-ci passe en dernier appel afin que les acteurs tiers puissent émettre un avis, ce qui permet d'éviter les obstacles bloquants. Le plus souvent, le document est accepté par la communauté, et le groupe de travail peut le passer à l'étape de maturation supérieure.

3) La recommandation candidate
Le document est stable est prêt à être mis en oeuvre. Cette étape appelle les acteurs de la communauté à lancer des implémentations de la spécification, et à faire connaître leurs problèmes d'implémentation.

4) La recommandation proposée
Tous les points de la spécification ont été implémentés au moins une fois avec succés - et préférablement deux fois, de manière interopérable. La différence entre une recommandation proposée et une recommandation tient dans la validation finale et obligatoire du directeur du W3C.

5) La recommandation
Cette recommandation se fait suite à une proposition de recommandation, celle-ci ne pouvant se faire qu'avec la démonstration de l'existence de deux mises en oeuvre interopérables du document technique. En clair, il ne peut y avoir de recommandation sans au moins deux implémentations fonctionnelles, et l'accord des directeurs du W3C.

Tous les documents ne passent pas par toutes ces étapes : il est possible d'aller en arrière en cas de problème majeur dans la spécification, ou même de mettre fin aux travaux et laisser le document en l'état.

Reste que ces documents ne sont pas des standards ou normes à part entière, mais des "ententes". Les spécifications du W3C ne sont en rien des contrats avec obligations légales et attaque en cas de non-respect, simplement le résultat de discussions, de consensus et de mise à plat. Il revient ensuite aux grands acteurs de mettre ces ententes en application, ce qui en fera des standards de fait.

Article du :  JDN Développeurs




Page :  1